Selon les éléments du dossier, les gendarmes étaient intervenus après l’agression d’un homme frappé à l’aide d’un bâton et d’une noix de coco. À leur arrivée, la victime présentait de nombreuses traces de coups et avait été transportée à l’hôpital. Les examens médicaux ont révélé plusieurs hématomes à la tête, au cou, au thorax et au dos, ainsi que sur un bras. La présidente a rappelé à l’audience : “Un chien qui aboie n’est pas une raison pour se taper dessus.”
Dans ses déclarations, la victime explique avoir été poursuivie puis rouée de coups par les deux frères après un différend lié à ses chiens. Une version contestée par les prévenus, qui affirment avoir eux-mêmes été agressés. L’un d’eux reconnaît néanmoins avoir porté plusieurs coups lors de l’altercation.
Les expertises psychiatriques ont occupé une place centrale lors de l’audience. Les deux hommes souffrent de troubles psychiques. L’un bénéficie d’un suivi médical régulier, tandis que l’autre refuse les soins. Les experts évoquent une psychose paranoïaque avec idées délirantes ayant pu altérer leur discernement. “Les soins psychiatriques doivent être privilégiés”, indique notamment l’expertise versée au dossier.
Le casier judiciaire de l’un des prévenus comporte plusieurs mentions pour des faits de vols, dégradations, menaces et violences. La partie civile a évoqué un climat de tension ancien, avec plusieurs plaintes déjà déposées par le voisinage, et une inquiétude croissante face à des épisodes de violence jugés de plus en plus fréquents.
Le tribunal a finalement condamné les deux frères. Le premier, assisté par son curateur, a écopé de trois mois d’emprisonnement avec sursis simple, et interdiction d’entrer en contact avec la victime ou de paraître à proximité de son domicile pendant trois ans.
Son frère a été condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont neuf mois ferme, le reste étant assorti d’un sursis probatoire pendant deux ans. Il devra notamment suivre des soins psychiatriques, respecter une interdiction de contact avec la victime et une interdiction de paraître à son domicile. Le tribunal a ordonné son maintien en détention pour la partie ferme de la peine.
Sur le plan civil, une expertise médicale complémentaire a été ordonnée. L’affaire civile sera examinée en août. Les deux prévenus ont également été condamnés solidairement à indemniser la victime.
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