PORTRAIT. Partis de rien, Saqlain et Hussnain, des jumeaux d’origine pakistanaise âgés de 26 ans, ont construit un véritable petit empire de supérettes à Toulouse. Passés par Airbus et Air France, ils sont maintenant tous deux à la tête de quatre établissements et viennent de lancer leur boisson énergisante. Leur success-story.
Ils n’avaient que 16 ans lorsque Saqlain et Hussnain, des jumeaux d’origine pakistanaise, sont arrivés en France. Un déménagement décidé par leur père pour une raison bien particulière : leur passion commune pour les avions.
« On a toujours été passionnés. Déjà au Pakistan, quand on voyait des avions dans le ciel, on se disait qu’on voulait en construire », raconte Hussnain. Touché par l’enthousiasme de ses fils, leur père choisit de s’installer en Europe, les menant à travers plusieurs pays avant de se rapprocher de la capitale de l’aéronautique : Toulouse.
C’est là que les deux frères poursuivent leur scolarité. Ils intègrent d’abord le collège Toulouse-Lautrec, où ils doivent apprendre le français, avant de rejoindre le lycée. Et pas n’importe lequel : le lycée Airbus.
« C’est grâce à notre professeur de technologie que nous avons pu y entrer. Il nous a accompagnés, aidés à préparer nos CV et nos lettres de motivation », explique l’un d’eux.
Une entrée remarquée au lycée Airbus
« Nous avons passé les concours et, sur près de 1 000 candidatures, nous avons été retenus. Nous étions fiers d’être les premiers élèves étrangers du lycée », confie Saqlain. Les deux frères réussissent brillamment les épreuves écrites, au point d’être admissibles avant même les oraux.
Mais leur parcours se complique rapidement. Ils redoublent leur seconde, non pas en raison de leurs résultats scolaires, mais à cause de leur maîtrise encore fragile du français. Après leur passage en première, ils sont finalement orientés vers un CAP aéronautique, option avionique. « On ne nous a pas laissé le choix de continuer dans la filière générale parce qu’on ne parlait pas suffisamment bien français. Le lycée estimait que nous faire redoubler encore coûterait trop cher », regrettent-ils.
De l’aéronautique au commerce
Malgré ces obstacles, Saqlain et Hussnain poursuivent leur formation et décrochent un emploi chez un sous-traitant du secteur aéronautique. Leur trajectoire semble toute tracée, jusqu’à la crise sanitaire.
« Avec le Covid, nous avons été licenciés tous les deux. Cela nous a poussés à réfléchir à notre avenir. L’idée de devenir nos propres patrons s’est imposée progressivement. »
Attirés par le commerce, ils envisagent d’ouvrir une franchise de supérette. Mais faute de moyens financiers, ils enchaînent les missions pour constituer un capital : intérim, retour temporaire chez Airbus, puis postes d’agents d’escale chez Air France.
Une ascension rapide
Leur persévérance finit par payer. En 2024, ils ouvrent leur première franchise, rue des Pharaons à Toulouse. « On gérait tout à deux. L’un commençait à 5 heures du matin, l’autre prenait le relais jusqu’à 4 heures le lendemain. » Le succès est rapide, avec un chiffre d’affaires en constante progression.
La même année, ils reprennent une deuxième boutique rue des Prêtres, puis une troisième place Dupuy il y a un an, et enfin une quatrième rue de la Colombette, il y a quatre mois. Aujourd’hui, les deux entrepreneurs dirigent une équipe d’une trentaine de salariés. « On forme aussi des stagiaires et des personnes qui souhaitent, comme nous, se lancer dans la franchise », expliquent-ils avec fierté.
Une nouvelle ambition : leur propre boisson
Mais leur ambition ne s’arrête pas là. Entre l’ouverture de leurs troisième et quatrième magasins, ils lancent un nouveau projet : une boisson énergisante baptisée Fusyo. « Notre culture nous pousse à ne jamais nous arrêter. On sait que c’est maintenant que tout se joue », affirme Hussnain.

Leur gamme se compose de trois références moins sucrées que celles déjà proposées sur le marché, plus vitaminée et vendue à un prix accessible de 1,50 euro maximum. « On est partis d’un constat simple : les jeunes consomment de plus en plus ce type de boissons. » Aujourd’hui, leurs produits sont vendus dans leurs propres boutiques, mais aussi dans d’autres commerces.
Les deux frères ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Entre nouvelles ouvertures et futurs projets, leur parcours s’impose déjà comme une véritable success story alors qu’ils n’ont que 26 ans – et elle ne fait que commencer.
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