
Un frère (Billy Barratt) et une sœur (Sora Wong) découvrent un rituel terrifiant dans la maison isolée de leur nouvelle famille d’accueil…
Notre avis
Du cinéma d’Ari Aster (Hérédité, Midsommar) à celui de Robert Eggers (The Witch, Nosferatu), en passant par l’imaginaire débordant de Ryan Coogler (Sinners) voire celui de Ti West (la trilogie X/Pearl/Maxxxine), les films d’horreur psychologiques ont le vent en poupe.
À cet exercice, les frères Philippou ne sont pas en reste et avaient séduit les amateurs du genre avec La Main. Leur nouvelle livraison s’inscrit dans ce registre, mais change la donne, car beaucoup plus ancrée dans le réel.
Elle a aussi la particularité de traiter, sans ralentir le rythme, de la psychologie de l’effroyable Laura, qui cherche par le biais d’une sorcellerie macabre à faire revivre sa fille disparue, en usant de ses talents de thérapeute.
Un personnage qui donne véritablement les frissons, incarné viscéralement par Sally Hawkins, loin de son rôle dans La Forme de l’eau de Guillermo del Toro.
Face à elle, les deux adolescents orphelins ont fort à faire, surtout que la benjamine est non-voyante. L’occasion pour les brothers australiens de miser sur une mise en scène sensorielle qui fait frissonner les spectateurs dans son atmosphère pesante, mais aussi dans son déroulé, tendu à l’extrême.
Quelques passages gores – il faut avoir le cœur bien accroché – et d’autres moments volontairement dérangeants prennent aux tripes et confirment la maîtrise de ces cinéastes trentenaires promis à un brillant avenir.
DE MICHAEL et DANNY PHILIPPOU (Australie), avec Sally Hawkins, Billy Barratt, Sora Wong…. Horreur. 1h39. Notre avis: 4/5.
« L’épouvante est un terrain idéal pour exprimer des émotions extrêmes »
Les frères jumeaux australiens dévoilent Substitution : Bring Her Back, un film d’horreur psychologique à glacer le sang, gore et anxiogène. Rencontre.
À l’instar de votre premier long-métrage, La Main, Substitution : Bring Her Back aborde l’adolescence et ses tourments. D’où vous vient l’envie de vous focaliser sur cette période ?
Les deux projets ont été développés en même temps et partagent un ADN commun. En écrivant un film d’horreur, on s’inspire de choses qui nous touchent profondément. Beaucoup de traumatismes viennent de l’enfance et marquent durablement. Le cinéma hollywoodien peut sembler répétitif et sécurisé, mais le cinéma australien a une approche plus brute, plus viscérale. On aime que nos films paraissent dangereux grâce à cette énergie. Nos deux œuvres se sont nourries mutuellement, car on passait de l’une à l’autre en cas de blocage.
Toutefois, contrairement à La Main, vous convoquez moins le fantastique…
Oui. La Main était plus psychologique, là, on explore l’horreur de la nature humaine, aussi effrayante que des monstres. On s’est concentrés sur cette horreur, avec des personnages uniques et captivants. L’épouvante est un terrain idéal pour exprimer des émotions extrêmes. Ça permet d’aborder des sujets difficiles de manière moins lourde, plus thérapeutique. Mettre un visage sur le deuil aide à l’exorciser de façon saine.
Ce goût pour l’horreur vous vient, comme Alexandre Aja, de votre enfance ?
Oui, les films d’horreur font partie de notre ADN. Enfants, on explorait la section horreur des vidéoclubs, fascinés par les jaquettes. Ça semblait dangereux, excitant. On adorait aussi les livres Chair de poule de R.L. Stine, rêvant de créer nos propres mondes et monstres. Cette obsession vient de là.
Le deuil d’un enfant est au cœur de Substitution. Vous pencher sur ce sujet était important ?
Pendant le développement, notre cousin a perdu sa fille de 2 ans. Cette tragédie s’est infiltrée dans l’écriture. Plus tard, en pré-production, la perte d’un ami proche a aussi influencé le script. Cette douleur transforme quelqu’un profondément, surtout si, comme Laura (Sally Hawkins), on est isolé. L’art et la création permettent d’exprimer ces émotions, sans les porter seul, c’est une forme d’exutoire.
Sally Hawkins est incroyable dans le rôle de cette femme tombée dans la folie. Loin donc de ses personnages habituels, plus fragiles.
Comment avez-vous eu l’idée de lui confier ce rôle ?
Sally a une filmographie impressionnante et une présence naturellement émouvante. On voulait la voir dans un rôle horrifique, sombre, mais ancré dans une tragédie. On ne pensait pas qu’elle accepterait, mais elle a aimé le script et s’est investie pleinement. C’était un match parfait. Avec elle, l’essentiel s’est fait en amont du tournage. On a discuté de chaque ligne, des motivations, des expériences personnelles. Sur le plateau, c’était plus des ajustements. Sally apporte quelque chose d’unique à chaque prise. Explorer la psychologie d’une antagoniste féminine, une ancienne thérapeute, est rare. On voulait un personnage empathique, pas purement maléfique. Cette femme a été brisée par une tragédie, perdant sa santé mentale. Montrer son point de vue, comprendre ce qui l’a menée à des actes horribles, c’est fascinant. Des films comme Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? (1962) ou Boulevard du Crépuscule (1950) nous ont inspirés.
En plus de son côté terrifiant, le film contient des séquences gores. Comment dosez-vous cet aspect ?
On filme plus de séquences gore que de raison… puis on ajuste en montage. Notre productrice, Samantha Jennings, nous aide à trouver la bonne mesure. Nos premiers scripts sont toujours plus extrêmes, mais on affine pour ne pas dépasser la ligne, tout en gardant l’impact.
La maison de Laura joue également un rôle majeur. De quelle manière l’avez-vous conçue ?
On voulait une maison centrée autour d’une piscine, visible de chaque fenêtre, comme un symbole. Avec la production et les costumes, on a reflété l’état de Laura : des couleurs vives autrefois, comme l’orange, puis des tons plus ternes après la tragédie. Sa chambre, avec des murs délabrés, reflète son chaos intérieur. C’est une collaboration avec les équipes artistiques pour donner vie aux personnages à travers le décor.
Les frères jumeaux australiens dévoilent Substitution: Bring Her Back, un film d’horreur psychologique à glacer le sang, gore et anxiogène. Rencontre.
À l’instar de votre premier long-métrage, La Main, Substitution: Bring Her Back aborde l’adolescence et ses tourments. D’où vous vient l’envie de vous focaliser sur cette période?
Les deux projets ont été développés en même temps et partagent un ADN commun. En écrivant un film d’horreur, on s’inspire de choses qui nous touchent profondément. Beaucoup de traumatismes viennent de l’enfance et marquent durablement. Le cinéma hollywoodien peut sembler répétitif et sécurisé, mais le cinéma australien a une approche plus brute, plus viscérale. On aime que nos films paraissent dangereux grâce à cette énergie. Nos deux œuvres se sont nourries mutuellement, car on passait de l’une à l’autre en cas de blocage.
Toutefois, contrairement à La Main, vous convoquez moins le fantastique…
Oui. La Main était plus psychologique, là, on explore l’horreur de la nature humaine, aussi effrayante que des monstres. On s’est concentrés sur cette horreur, avec des personnages uniques et captivants. L’épouvante est un terrain idéal pour exprimer des émotions extrêmes. Ça permet d’aborder des sujets difficiles de manière moins lourde, plus thérapeutique. Mettre un visage sur le deuil aide à l’exorciser de façon saine.
Ce goût pour l’horreur vous vient, comme Alexandre Aja, de votre enfance?
Oui, les films d’horreur font partie de notre ADN. Enfants, on explorait la section horreur des vidéoclubs, fascinés par les jaquettes. Ça semblait dangereux, excitant. On adorait aussi les livres Chair de poule de R.L. Stine, rêvant de créer nos propres mondes et monstres. Cette obsession vient de là.
Le deuil d’un enfant est au cœur de Substitution. Vous pencher sur ce sujet était important?
Pendant le développement, notre cousin a perdu sa fille de 2 ans. Cette tragédie s’est infiltrée dans l’écriture. Plus tard, en pré-production, la perte d’un ami proche a aussi influencé le script. Cette douleur transforme quelqu’un profondément, surtout si, comme Laura (Sally Hawkins), on est isolé. L’art et la création permettent d’exprimer ces émotions, sans les porter seul, c’est une forme d’exutoire.
Sally Hawkins est incroyable dans le rôle de cette femme tombée dans la folie. Loin donc de ses personnages habituels, plus fragiles. Comment avez-vous eu l’idée de lui confier ce rôle?
Sally a une filmographie impressionnante et une présence naturellement émouvante. On voulait la voir dans un rôle horrifique, sombre, mais ancré dans une tragédie. On ne pensait pas qu’elle accepterait, mais elle a aimé le script et s’est investie pleinement. C’était un match parfait. Avec elle, l’essentiel s’est fait en amont du tournage. On a discuté de chaque ligne, des motivations, des expériences personnelles. Sur le plateau, c’était plus des ajustements. Sally apporte quelque chose d’unique à chaque prise. Explorer la psychologie d’une antagoniste féminine, une ancienne thérapeute, est rare. On voulait un personnage empathique, pas purement maléfique. Cette femme a été brisée par une tragédie, perdant sa santé mentale. Montrer son point de vue, comprendre ce qui l’a menée à des actes horribles, c’est fascinant. Des films comme Qu’est-il arrivé à Baby Jane? (1962) ou Boulevard du Crépuscule (1950) nous ont inspirés.
En plus de son côté terrifiant, le film contient des séquences gores. Comment dosez-vous cet aspect?
On filme plus de séquences gore que de raison… puis on ajuste en montage. Notre productrice, Samantha Jennings, nous aide à trouver la bonne mesure. Nos premiers scripts sont toujours plus extrêmes, mais on affine pour ne pas dépasser la ligne, tout en gardant l’impact.
La maison de Laura joue également un rôle majeur. De quelle manière l’avez-vous conçue?
On voulait une maison centrée autour d’une piscine, visible de chaque fenêtre, comme un symbole. Avec la production et les costumes, on a reflété l’état de Laura: des couleurs vives autrefois, comme l’orange, puis des tons plus ternes après la tragédie. Sa chambre, avec des murs délabrés, reflète son chaos intérieur. C’est une collaboration avec les équipes artistiques pour donner vie aux personnages à travers le décor.
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