
Un instant, on s’est demandé si le curé n’était finalement pas l’agresseur. Comme si cet homme d’Église d’un certain âge avait réussi à maîtriser deux frères de 31 ans capables, d’après leurs dires, « de soulever 120 kg au développé-couché ». Ce sont bien les jumeaux que le tribunal correctionnel d’Auxerre a jugés responsables, ce vendredi 21 mars 2025, de l’agression d’un prêtre en pleine rue à Auxerre. Les prévenus, qui « avaient manifestement un problème avec la proximité de l’église » selon le parquet d’Auxerre, ont été condamnés à dix mois de prison avec un sursis probatoire.
Le samedi 22 février 2025, après une nuit de sommeil stoppée par le bruit des cloches, l’un des frères invective par la fenêtre d’un appartement le curé, affairé à l’ouverture des grilles : « C’est toi qui ouvres les grilles à cette heure ? Tu nous fais chier avec ta religion, religion de merde », cite le président du tribunal. « Non, non, je n’ai pas dit ça, indique le suspect à la barre. Je lui ai dit : « C’est nouveau, vous faites sonner les cloches avant d’ouvrir les portes… » »
« Je veux me défouler sur toi »
La scène aurait pu s’arrêter là si le suspect, en quête de débats théologiques, prétexte-t-il, n’était pas descendu à la rencontre du curé. « Je ne veux pas parler, je veux me défouler sur toi », aurait dit l’un des deux frères. L’homme d’Église avance vers eux, « pour montrer que je n’avais pas peur. Moi, ce que je voulais, c’est que ça s’arrête ». Mais la victime, qui explique aujourd’hui « ne pas avoir d’animosité contre les jumeaux », est ceinturée et mise au sol. « Ce qu’ils ont fait, c’est ce qu’on voit sur les vidéos Youtube de MMA », assure le curé. En face, les jumeaux « jouent sur les mots, se raccrochent à des acrobaties de langage, livrent un récit fabulé, relève le ministère public. D’un côté, il y a Hulk et de l’autre, un curé qui se serait transformé en ninja, capable d’attraper l’un et l’autre. »
Les jumeaux prennent la fuite
Après l’agression, les jumeaux disparaissent des radars, avant d’être retrouvés un mois plus tard à Évreux (Normandie), chez leur mère, une catholique pratiquante. Les deux frères « ne sont pas des personnes lambdas », détaille leur avocate. Un père absent, une mère malade, un placement à l’aide sociale à l’enfance à leurs 6 ans. C’est une histoire familiale chaotique que dépeint le tribunal. Les jeunes trentenaires « respectent toutes les religions même si, avec la vie qu’on a eue, c’est difficile d’être croyants ».
Des hommes que l’homme d’Église ne « souhaite pas accabler » davantage. « En réalité, le curé est aussi aumônier au Secours catholique et à la maison d’arrêt d’Auxerre, glisse la représentante du ministère public. C’est-à-dire que cette personne consacre du temps à des personnes en errance, en situation précaire. Des personnes un peu comme les prévenus. »
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