Les réalisateurs Joel et Ethan Coen. LOUIS CAULFIELD – ARTE
En 1984, sortait « Sang pour sang », série B suintant l’encre noire des romans de Jim Thompson, et premier film de Joel et Ethan Coen. Suivra en 1987 « Arizona Junior », comédie burlesque avec Nicolas Cage en toon vivant. Les deux voies principales de leur carrière sont alors tracées entre polars violents et comédies loufoques. La réalisatrice Sarah Aspinall s’interroge sur le « secret » des Coen : comment ces scénaristes surdoués et ces cinéastes d’une précision maniaque se partagent-ils la tâche ? Jeff Bridges, plus « Dude » que jamais, apporte son analyse. Il s’agirait selon lui d’une forme de « cryptophasie », ce langage imaginaire que s’inventent parfois des frères et sœurs, en particulier des jumeaux.
En effet, les Coen parlent une langue bien à eux, tout simplement celle d’un cinéma qui ne ressemble à aucun autre. Ils ne s’emparent d’un genre que pour y apporter leur marque, faite d’inquiétude et d’une certaine cruauté. Si les interviews ne révélaient deux grands ados rigolards, on pourrait les croire aussi tourmentés que le jeune scénariste de « Barton Fink » (incarné par John Turturro).
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Tous les hommes sont frères
Ce qui distingue leurs films noirs est leur goût de l’insolite et de l’humour macabre. Les gangsters de « Miller’s Crossing » ressemblent à des morts- vivants agités par les soubresauts de leurs mitraillettes. Le tueur de « No Country for Old Men » est à la fois ridicule mais implacable comme un Terminator mexicain. Et que dire de Steve Buscemi dans « Fargo » réduit en charpie dans un broyeur à bois ?
Pourtant, s’ils prennent un malin plaisir à maltraiter leurs personnages, ils témoignent aussi envers eux d’une grande tendresse. Le documentaire rappelle la scène de « The Big Lebowski » où, après avoir dispersé les cendres de Donny (Steve Buscemi), le Dude et Walter (John Goodman) tombent dans les bras l’un de l’autre. Tout pourrait éloigner le hippie pacifiste de ce fou des armes, annonçant les complotistes MAGA, mais leur amitié est plus forte.
Dans le bien nommé « O’Brother », les forçats évadés dévoilent au cours de leur odyssée des trésors de bravoure et de gentillesse. Là réside peut-être le secret des Coen : la certitude que malgré tout ce qui les sépare, tous les hommes sont frères.
◗ Lundi 8 décembre à 22h35 sur Arte. Documentaire de Sarah Aspinall (2025). 55 min. (Disponible en replay sur Arte.tv).
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