
Comme tous les enfants, Codi, qui s’apprête à rentrer en 6e, a acheté ses fournitures scolaires. À une exception près : les achats du petit garçon ont été vus par… 57 000 personnes. Codi est un enfant influenceur. À 11 ans, sa chaîne YouTube « Codi Story » rassemble 468 000 abonnés. Avec ses parents et ses frères jumeaux Tino et Leni, Codi montre son quotidien, ses sorties en famille, ses voyages…
Tout a commencé lorsqu’il avait 4 ans. Atteint d’atrésie de l’œsophage, le petit garçon effectue régulièrement des séjours à l’hôpital. Anne-Sophie, sa maman, trouve que son fils parle facilement de sa maladie et fait preuve d’une certaine maturité. Elle commence à le filmer : « L’objectif était de donner du courage aux enfants et leurs parents qui sont dans la maladie », rembobine la mère de famille, âgée de 35 ans.
« Je ne veux pas qu’ils prennent la grosse tête »
Le public est au rendez-vous. Très vite ses grands frères, Tino et Leni, âgés de 14 ans, se prêtent aussi au jeu. Et, petit à petit, la famille, basée à Dieppe (Seine-Maritime), gagne en notoriété. « Dans la rue, les jeunes nous arrêtent pour faire des photos. Parfois, leurs parents ne nous connaissent pas car notre public est plutôt composé d’enfants et d’adolescents », sourit Anne-Sophie. Qui veille au grain : « Je ne veux pas qu’ils prennent la grosse tête. Si c’était le cas, je les remettrais très vite en place. Lorsque Tino et Leni, qui rentrent cette année en 3e, ont fait leur entrée au collège, il y a eu un effet “waouh” dans la classe, mais après, ils sont redevenus des enfants comme les autres », confie Anne-Sophie.
« Influenceur n’est pas un métier »
Pas facile de gérer scolarité et notoriété. La famille normande s’est alors fixée des priorités : l’école, le sport (les enfants font de la lutte), et enfin les vidéos (pour le plaisir) : « Ils le savent, si ça ne va pas à l’école, il n’y a pas de vidéo ». Elle ajoute : « Si un jour mes enfants me disaient qu’ils voulaient être influenceurs [vivre uniquement de la création de contenus], je mettrais tout de suite le holà. Influenceur n’est pas un métier. Les études d’abord. Les réseaux sociaux, ce n’est pas une vie, c’est une passion ».
Pour gérer au mieux son emploi du temps, la famille tourne principalement le week-end et durant les vacances scolaires : « On a tourné des vidéos cet été qui ne sortiront qu’en octobre », explique la maman de Codi. « Ce sont souvent les enfants qui trouvent les idées de vidéos sur les réseaux sociaux. » Codi et ses proches essaient de publier en moyenne deux vidéos par semaine. Et réalisent « 4 à 5 partenariats commerciaux dans l’année ».
« On a déjà travaillé avec des marques de jouets comme Hasbro, la Grande Récré ou encore Universal », liste Anne-Sophie. Les trois frères sont inscrits dans une agence de mannequins, chargés de consigner l’argent qu’ils gagnent via ces collaborations sur un compte bancaire, qu’ils ne pourront toucher qu’à leur majorité.
« Je suis contente pour eux, mais je ne fais pas cela pour l’argent », précise la maman, qui touche « 10 % que ce que gagnent ses trois fils ». « Cette somme – qui est loin d’être énorme – je leur reverse sur un livret. Quant à leurs vidéos, Anne-Sophie certifie « qu’elles ne sont pas monétisées », c’est-à-dire que la famille ne touche pas d’argent en fonction du nombre de personnes qui ont vu la vidéo.
« Nous n’avons pas besoin de cet argent pour vivre »
« Nous n’avons pas besoin de cet argent pour vivre. Mon mari a une société dans la rénovation d’habitat et moi, je suis community manager », confie Anne-Sophie, qui faisait jusqu’à présent l’école à la maison au petit Cody. « Avec leur argent, les enfants envisagent de s’acheter une voiture. Quant aux jouets qu’on reçoit, on les redonne aux enfants malades. »
Anne-Sophie assure que ses fils n’ont jamais été victimes de cyberharcèlement, et que leur communauté est « bienveillante ». « Les gens ne voient qu’une infime partie de notre vie. On montre ce que l’on a envie », tient à préciser la maman. « Le déballage de cadeaux à Noël reste privé », cite-t-elle comme exemple. Anne-Sophie préfère voir cette activité comme « une aventure qui peut s’arrêter du jour au lendemain ». Mais pour le moment, « toutes ces vidéos nous constituent un véritable album de souvenirs ».
La chronique se veut générée de la façon la plus claire que possible. Dans le cas où vous souhaitez présenter des renseignements complémentaires à cet article sur le sujet « Frères jumeaux de l’Essonnes » il vous est possible d’écrire aux contacts indiqués sur notre website. La raison d’être de jumeaux91.fr étant de rassembler sur le web des posts sur le sujet de Frères jumeaux de l’Essonnes puis les diffuser en répondant au mieux aux interrogations des gens. Vous pouvez tirer profit de cet article traitant le sujet « Frères jumeaux de l’Essonnes ». Il est concocté par l’équipe jumeaux91.fr. Prochainement, nous rendrons accessibles au public d’autres informations pertinentes sur le sujet « Frères jumeaux de l’Essonnes ». Alors, consultez systématiquement notre blog.

