
Plus qu’une page qui se tourne, à La Main Jaune, c’est un nouveau chapitre qui s’écrit. Les rollers vont se remettre à rouler et la musique à résonner entre les murs de cette mythique boîte de nuit souterraine des années 1980, implantée à l’ouest de Paris. Les portes doivent rouvrir d’ici le milieu d’année prochaine après des travaux d’envergure visant lui à offrir un second souffle.
Le 11 septembre 2025, une soirée exceptionnelle avec Bob Sinclar aux platines et une poignée d’invités triés sur le volet célébraient l’annonce de la réouverture. « Les travaux de gros œuvre commencent maintenant », prévient en cette mi-septembre 2025 Mathias Colomba, chargé de la gestion des lieux. Un deuxième événement prévu les 24 et 25 octobre au centre Pompidou viendra peaufiner cette com’ déjà bien léchée.
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Les éléments iconiques toujours présents
Près de la porte Champerret, 3 000 mètres carrés de sous-sol s’étendent sous le square de l’Amérique-Latine, dans le 17e arrondissement. Ils sont divisés en deux parties pour accueillir d’abord une sorte de « pépinière musicale », nommée Mastersound. Près de 1 500 autres mètres carrés serviront aux apprentis de l’école de danse des célèbres frères jumeaux Twins, la Juste Debout School, ainsi qu’aux aficionados du patin à roulettes, réunis via le club de roller disco baptisé La Main Jaune, « évidemment ». Ce concept doit officiellement être lancé en avril 2026. « On n’a pas hésité deux secondes pour garder le même nom. Comment le changer avec une institution pareille ? C’est une marque hyperpuissante, connue et reconnue », sourit Mathias Colomba.
Dans le détail, la semaine s’organisera avec des cours de sport pour travailler le cardio tous les matins avant l’ouverture de la piste au public une fois l’après-midi sonné. « Le samedi et le dimanche matin, on fera des brunchs pour les familles. Le mercredi après-midi, ça sera dédié aux enfants avec des cours… On s’adapte à toutes les cibles », fait savoir le gérant.
Et au niveau de l’esthétisme, aménagé par le jeune designer Philippe Starck en 1979, « on essaie de garder tout ce qu’on peut », assure le nouveau maître des lieux qui a confié le nouvel agencement au Studio Malka. L’écriteau avec les lettres en jaune sur fond bleu, la fontaine ou encore la grotte en carton-pâte ont été conservés et remis au goût du jour. « Il y aura toujours des éléments iconiques que l’on va garder un peu partout », souligne Mathias Colomba. En revanche, pour ce qui est du toboggan par lequel les fêtards glissaient du rez-de-chaussée jusqu’à la piste de danse, il ne reste rien. Chose tout à fait normal puisqu’il n’a jamais existé. « Je ne l’ai pas trouvé. Je ne vois pas où il pouvait être puisqu’au-dessus c’est la chaussée. On a cherché par tous les moyens mais c’était un plan de coupe dans La Boum [le film culte sorti en 1980 qui a largement fait connaître cette discothèque, ndlr]. Ils avaient dû le rajouter dans le montage. Mais il y a tellement de demandes à ce sujet, peut-être qu’on va en faire un », annonce-t-il.
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La fin des fêtes underground
Pour mieux cerner la renaissance de La Main Jaune, rembobinons un coup la cassette audio. En 2018, la Ville lance un appel à projet dans le cadre de Réinventer Paris, visant à vendre une trentaine d’espaces atypiques de la capitale. L’appel d’offres concernant la discothèque du 17e, dont la fermeture administrative avait été prononcée en 2003, est remporté par un avocat qui laisse les rênes de la gestion à Mathias Colomba. Plus de 10 millions d’euros sont mis sur la table, dont 3,4 millions pour l’achat du lieu. Le reste correspond au montant des travaux.
Du côté de la mairie d’arrondissement, on applaudit cette transformation qui a permis de virer les squatteurs, artistes et amateurs de soirées sauvages underground. Celles-ci s’étaient multiplié depuis 2021 et le Covid-19. « C’est une belle installation, un beau projet qui s’adresse aux habitants et qui est ouvert sur la porte de Champerret », félicite aujourd’hui Geoffroy Boulard. « Ce sera un lieu musical, festif, ludique », qualifie aussi l’élu.
En attendant le retour des nuits parisiennes à La Main Jaune, un peu moins d’une dizaine de soirées se préparent. La prochaine se déroulera au centre Pompidou avant la fermeture du musée pour cinq ans de travaux. Une ultime fête est organisée les 24 et 25 octobre 2025 par le label Because qui veut aussi marquer le coup pour ses 20 ans. L’occasion de mettre les petits plats dans les grands. « On va reconstruire La Main Jaune au sixième étage, sous la verrière », voit déjà Mathias Colomba. Et de souligner que l’événement a été sold out en trois heures seulement. Les autres événements ne se dérouleront pas tous à Paris. À Nice par exemple, une Main Jaune éphémère est à l’étude.
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